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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 17:45

Respectueux des halles, Regard fatal, Ce fut un prince des bals, que j’ai rencontré une nuit biennale, interminable et immorale, incertaine et viscérale. Il m’a transporté loin des chacals, transcendant mes certitudes en une désuétude triviale. Est-ce un conte des annales ou un rêve banal ?

Je le voyais artiste délicat… Couleur paprika ! Issu d’une terre abritant les reliquats, adeptes des Burkas…Vivat Africa ! Arraché aux racines Arabica, d’une saveur imprenable issue de l’éternelle Baraka, mon double spirituel qui est né en même temps que moi, le Ka. Que dire de plus sur son cas ?

Je le « kiffe » comme un homme du Rif, fidèle et attentif… Je le prends dans mes bras chétifs, le rendant khalife, découvrant la langue d’Alif ! Méditez-le, il s’est métamorphosé l’oisif… qu’il soit étranger ou Natif, peu importe pour lui, c’est Kifkif ! Il restera authentique grâce à ces beaux yeux admiratifs… à travers desquels je suis aujourd’hui narratif… des mots qui libèrent mon esprit captif et me rendent léger et persuasif!

Par Nawf - Publié dans : Poésie d'ailleurs - Communauté : Les citoyens gays du monde
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 23:44

 Si j’ose parler de ma vie qu’est ce que je peux dire ? Grande question et une remise en cause perpétuelle et interminable. Mais quand je regarde en rétrospective le bout de chemin parcouru, l’émotion devient inévitable et l’écriture se transforme en une échappatoire… Grâce à lui, il se reconnaîtra, j’ai pu écrire ces quelques lignes …

Je suis né au Maroc, à Rabat -une ville très paisible parfois ennuyeuse- dans un quartier assez populaire. Je suis issu d’un milieu modeste mais qui a su m’inculquer beaucoup de valeurs, riches en humanité et en espoir. Par ailleurs, j’ai passé une enfance très protégée… Mes déplacements ne dépassaient pas le cadre familial : les sorties, les loisirs, les engueulades, tout se passait entre famille. La rue ? Je ne la connaissais pas, malgré mes tentatives déficientes de révolutions. Révolutions ? C’est une forme pour dire se permettre un écart persuasif entravant la bonne conduite sociétale ou irrespectueuse du pseudo code -hérité d’ancêtres coloniaux, fuyant les croisés- … Cela n’a pas empêché l’amour de régner et veiller sur mon enfance solitaire. Pourtant, j’ai toujours su que j’aimais les garçons, je pense même, que je suis né homosexuel… Mon premier contact amoureux c’était avec un garçon. J’avais 10 ans, mon voisin aussi. C’était que des caresses innocentes, douces et pleines de désir. Dans les rares escapades que nous faisions, nous arrivions à se retrouver seuls dans l’intimité absolue… Partager des moments de fou rires, de gage, de défis, de séduction … Curieusement nous ne nous sommes jamais posés la question si c’était un comportement normal ou pas. Cela a duré deux ans et demi. Et un jour, il devait déménager… Ce fut un jour d’été, il faisait une chaleur pesante et le soleil était de plomb. Je pense qu’à ce jour, j’ai pu palper le vrai sens de la tristesse. Aujourd’hui, il est marié et il a un enfant … Je lui souhaite tout le bonheur du monde …

Je suis devenu adolescent, j’ai commencé à avoir des amis, parfois des amours platoniques dans un seul sens. Par moment, la situation est devenue lourde et contraignante et surtout lorsque je me suis aperçu que ce que je ressens pour un garçon était totalement contradictoire avec la bonne conduite sociétale, la religion (mal endoctriné, à la Marocaine) et les pénibles traditions. Il est vrai que je ne me suis pas du tout battu pour m’imposer et vivre pleinement ce que j’avais envie de vivre, mais c’était impossible, pire, inimaginable. Dois-je le regretter ? Non ! La vie n’est qu’une scène de théâtre, où il faut laisser les actes se dérouler paisiblement comme un tapis volant, permettant des escales au pied et au chevet des années qui passent et qui se meurent …

J’ai pu croiser des jeunes garçons quand je partais en colonie de vacances. Mais la frustration était la règle et je commençais à m’isoler petit à petit. Je suis devenu quelqu’un de timide, capable de ne pas débrancher un mot durant des heures et des heures. Le mutisme n’était pas que vocal mais moral aussi… L’extrémisme religieux rodait autour de moi, prêt à me déchiqueter de l’intérieur, de m’entraîner dans le monde obscur … mais les valeurs de modernité, d’humanité, du juste milieu, ont fini par avoir raison de ce dérapage potentiel, qui a eu le mérite d’être vécu, pour comprendre que l’amour de l’autre et son prochain est une source d’aimer et de valider sa croyance dans la tolérance la plus absolue !

 

Arrivé à 19 ans, j’ai pu rencontrer un groupe d'amis à la faculté Mohamed V : des libanais, palestiniens, jordaniens, tunisiens et marocains. Des personnes représentant la diversité, l’échange, donc la tolérance … Nous avons formé un groupe solide et uni. On faisait la fête ensemble, on sortait la nuit, on vivait la nuit. J’ai commencé à reprendre confiance en moi, retrouver l’équilibre d’esprit et du corps. Le déclic était au rendez-vous. J’ai commencé à m’éloigner de mon cocon familial, à tel point que cela a attisé les conflits entre moi et ma mère. Mon père lui, je ne l’entendais pas. Je devais m’inventer des choses pour justifier mes absences de la maison qui peuvent atteindre des nuits, et des siècles … ces dernières que je passais, à découvrir, justifier et légitimer la différence en tant que richesse et comprendre que l’intégrité de la personne se construit grâce à l’intégralité des autres qui nous entourent ... Quelque soit la couleur, la croyance, l’origine sociale, l’orientation sexuelle. La rupture était inévitable pour marquer le départ d’une nouvelle étape. Mes parents n’ont pas pu digérer ce changement brusque. En revanche, ils ne m’ont jamais fait mal, je crois fort qu’ils avaient peur pour moi… ils ont décidé de veiller sur moi, mais de loin ….

 

Après, c’est l’échec à l’Université…

Je crois fort au destin. Si l’échec était là, d’autres portes n’avaient pas tardées à s’ouvrir. Mon père n’a pas supporté voir son fils, devant lui, entrain de souffrir des échecs universitaires, et de l’échec de tout un pays, incapable de s’occuper de sa jeunesse, perdue et livrée à elle-même.. Et la décision tombe. Il m’envoie en France. Un geste extraordinaire, parce que le prix a été fort. Je n’oublierai jamais jusqu’au dernier souffle le sacrifice que mes parents ont pu faire pour me sauver et me permettre de construire mon propre avenir et transformer la rupture avec le système marocain en une opportunité de renouer avec l’espoir, la liberté d’être et vivre heureux.  Au jour d’aujourd’hui, je me sens redevable et Franchement, sans eux je ne serai guère là.

En arrivant en France, j’ai découvert un mot qui échappait à mon vocabulaire : Tolérance, non je dirai acceptation. J’ai renoué avec ma personnalité et j’ai renoué avec l’amour que j’éprouvais pour l’homme, je suis rentré en paix avec moi-même. La France m’apporté beaucoup de choses, la liberté d’expression, des actes et d’esprit. Je prends beaucoup de plaisir à apprécier chaque chose à sa juste valeur loin des contraintes chimériques et futiles. Le juif, le chrétien, le noir, l’Asiatique, le riche, le pauvre, les marginaux, ne me posent aucun problème. Par contre, les méprisants, les niais, les égoïstes et les faux ne m’intéressent pas. Je suis devenu Français aussi et fier de l’être. J’assume pleinement ma nouvelle naissance, ma nouvelle terre d’accueil. Appelez-moi aussi, Enzo ! La double culture, la double nationalité, la double langue, sont maintenant intégrées en paix dans un seul esprit et personnalité, mieux, elles constituent maintenant un équilibre duquel je ne pourrai jamais m’en passer. Etre lié aux racines d’un orient chaleureux et éclairé par la lumière d’un occident libéré, ne peut que nous pousser à grandir, évoluer, vieillir solidement sans aucun risque de chute …

 

By ENZO

Par Nawf - Publié dans : Edito - Communauté : Les citoyens gays du monde
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 18:14

Un salut majestueux à celui qui m'a porté vers les aires de son coeur pour me rendre un élu heureux et comblé...

Un homme rayonnant, passioné que j'ai retrouvé après de longues absences et éloignements. les trois premiers siècles de souffrances et de patience ont porté leurs fruits. je suis ravi de retrouver l'Homme qui m'a charmé par sa joie de vivre et son savoir-vivre. je ne lui cache pas que je m'y suis sorti un peu fatigué. ce combat tellement rude, contre le froid, contre cette étiquette qui nous est collée pour venir nous rappeler à chaque instant que nous sommes en fin de compte que des étrangers sur cette terre. Mais rapidement, je me ressaisis pour évoquer mon amour pour lui, ma passion pour lui, ...

Je suis l'homme le plus heureux de la terre. Ce que nous vivons actuellement peut facilement absorber notre tristesse hivernale et notre mal du pays. je le voyais un jour, le jour de son retour, en face de moi, illuminé par deux bougies. ça lui donnait une couleur d'espoir et de renaissance. Je n'ai pas su résister et j'ai pleuré de joie. sa beauté était entrain de me bercer. Je n'oublierai jamais ce beau regard, ses louanges, ses gestes généreux. A ce moment là, je me suis dit, Enzol, tu as une chance mais incroyable de pouvoir tomber sur un homme aussi beau que vrai.

Il est fort tel un brave, et ces jours de souffrances ne seront qu'une maudique histoire, riche d'événements ornés de solidarité et résistance, certes après, nous trouverons sérénité et plaisance.
Il est temerraire, et ses jours de dureté ne seront qu'un passage d'expériences, riche de périodes de tristesse ornés de larmes et de detresse, certes après, nous récolterons des armes et délicatesse.

Je l'aime au nom des plus beaux mots du monde. laissons le présent faire ses épreuves parce que le futur nous promet beaucoup. Croiyez-moi encore une fois.

Par Nawf - Publié dans : Poésie d'ailleurs
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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /Sep /2008 18:00

Là-bas, tu m’as écrit des mots qui m’ont boulversé.

Là-bas, tu me donnes la force que je recherchais.

Là-bas, tu deviens, tu renaîs pour moi mon clergé.

Là-bas, tu m’as fait quitté les rues de la solitude, assez!

Là-bas, tu m’as fait oublié les larmes épiniée.

Là-bas, tu as su me soulever et me rebaptiser.


Je t’attends, je t’attends, je t’attends, …


Là-bas, tu es né, je suis né et notre amour ainsi.

Là-bas, tu me réclames, tu me dessines, moi aussi.

Là-bas, tu m’as jamais été un indécis.

Là-bas, rien ne peut nous séparer, même avec une scie.

Là-bas, on s’aime pour moi c’est net et précis.


Je t’attends, je t’attends, je t’attends, …

Par Nawf - Publié dans : Poésie d'ailleurs
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 16:42

Honte à notre société, à notre façon de penser, à notre façon de nous encloiser dans des doctrines figées...

Les événements scandaleux qui ont suivi la célébration d'une fête privée gay,ne sont que le reflet de notre situation, déplorable soit-elle, nous musulmans, faux ferveurs des grandes valeurs humaines! Valeurs??! Plutôt voleurs de toutes les libertés d'être... on veut imposer l'égoïsme, la vision unique... Réveillons-nous, regardons en face la misère dans laquelle nous baignons depuis des siècles... Réveillez-vous, oh gens de l'obscur qui croient détenir la vérité. Mais quelle vérité, celle qui nous empêche d'aimer son voisin (e), son ami e), son pochain... Aimer Dieu, c'est aimer les êtres qu'il a créés: homme ou femme, blanc ou noir, juif ou musulman...

Imposer à autrui des choses, c'est avoir peur de la suprematie de l'autre! Donc ouvrons-nous à la différence, Peut être, nous apprendrons des choses sur nous-même bien avant.

Par Nawf - Publié dans : Société - Communauté : Maroc moderne
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